Flight reports

Royal Jordanian : avis sur des vols Amman → Bangkok → Hong Kong

Retour d’expérience sur un aller-retour Amman / Bangkok / Hong Kong à bord de Royal Jordanian en classe économique.

Photo : Flying Smart CC BY 4.0

Royal Jordanian relie quotidiennement Amman et Bangkok, les capitales de la Jordanie et de la Thaïlande respectivement. Ces vols continuent 4 fois par semaine vers la région administrative spéciale de Hong Kong en Chine et descendent 3 fois par semaine sur Kuala Lumpur, ville principale de la Malaisie.

Les passagers de ces lignes asiatiques sont la plupart en provenance ou à destination du réseau moyen-courrier du transporteur jordanien membre de l’alliance Oneworld, l’aéroport d’Amman – Queen Alia étant une plateforme de correspondance à taille humaine appréciée dans la région.

J’ai emprunté cet itinéraire à plusieurs reprises pour me rendre depuis Tunis, capitale de la Tunisie, à Kuala Lumpur et Hong Kong. Le présent rapport de vol concerne la seconde partie du trajet, entre Amman et Hong Kong. Retrouvez dans un article précédent mon avis sur les vols Royal Jordanian entre Tunis et Amman.

D’Amman à Hong Kong en passant par Bangkok

J’ai voyagé sur le vol Royal Jordanian RJ182 Amman (AMM) / Bangkok (BKK) / Hong Kong (HKG) du samedi 21 septembre 2019, départ prévu à 02h20 pour une arrivée à destination finale à 20h05.

Ma carte d’embarquement pour ce vol m’a déjà été remise à Tunis, mon aéroport d’origine. Seulement voilà, le siège attribué ne me plait pas. J’en ai obtenu un autre en m’adressant à une hôtesse, très aimable, au comptoir de la compagnie situé avant le poste d’inspection-filtrage des passagers en transit.

Le vol était opéré avec un Boeing 787-800 immatriculé JY-BAE, un appareil livré à l’entreprise publique en 2014. J’aime beaucoup l’aménagement retenu par Royal Jordanian pour la cabine de ses Dreamliners que je trouve esthétique et agréable, en particulier de nuit.

L’entrée des passagers de la classe économique s’effectue par la deuxième porte avant de l’avion située en classe affaires, après la dernière rangée de sièges. Le voyageur est accueilli par le personnel naviguant, dont une hôtesse revêtue d’une robe traditionnelle, dans un espace aéré tenant de vestibule. Il est équipé d’un meuble destiné à recevoir pendant le vol des snacks et des boissons en libre-service pour la business class, placé contre une cloison dans un style capitonné qui sépare les deux classes et arbore la couronne royale emblème du pays et de sa compagnie nationale. Le revêtement au sol acajou renforce le sentiment de pénétrer dans une cabine plutôt haut-de gamme sans être tape à l’œil.

Les 246 sièges de la classe économique sont agencés en 3-3-3 sur deux compartiments. Revêtu d’un tissu gris ou parfois rouge, chaque siège inclinable est équipé d’une têtière ajustable, d’une pochette de rangement, d’une tablette pliable et rabattable, d’un écran tactile 9″ et d’un crochet porte-manteau. Le port USB présent sur l’écran permet de recharger ses appareils électroniques. Un oreiller et une couverture attendent le passager.

Les écrans individuels diffusent des images promouvant les trésors touristiques de la Jordanie durant l’embarquement. L’avion est repoussé à l’heure puis roule vers la piste pendant que les consignes de sécurité sont présentées en arabe et en anglais sous forme d’un petit film d’animation sérieux et sympathique en même temps. Décollage en direction de Bangkok.

10 minutes plus tard, le personnel de cabine distribue une paire d’écouteurs pour utiliser le système de divertissement.

Une demi-heure après avoir décollé, le service du dîner débute. On nous apporte un plateau-repas constitué d’une salade en entrée, d’un sandwich au poulet (insipide), d’une barre de céréales et d’un godet d’eau. Suit immédiatement une proposition restreinte de boissons froides et 25 minutes plus tard du thé ou du café. Certes il est tard et les passagers aspirent à dormir, mais cette prestation est franchement légère d’autant que la majorité des voyageurs sont descendus depuis quelques heures déjà d’un vol moyen-courrier d’apport où Royal Jordanian offre une collation encore plus triste. Le service est intégralement plié en 45 minutes, débarrassage compris, puis la cabine est plongée dans le noir.

Pour se divertir, un catalogue de films en anglais et en arabe, de musiques et de jeux sont disponibles. Le programme de géovision pour suivre le déroulement du vol est le plus abouti que j’ai eu l’occasion de connaitre jusque-là avec des cartes vraiment manipulables dans tous les sens.

Deux heures avant l’atterrissage à Bangkok, les hôtesses et stewards distribuent une serviette rafraîchissante. Le service du petit-déjeuner commence un quart d’heure plus tard. Sur le plateau : un plat saucisse-omelette-pommes de terre, une portion de fromage et du pain, un croissant, une capsule de jus d’orange et une capsule d’eau. Du thé et du café sont également proposés. Les couverts sont en métal, c’est tellement plus appréciable.

Tandis que la grande majorité des passagers descendent à Bangkok, ceux qui poursuivent le trajet jusqu’à Hong Kong restent à bord pendant toute la durée de l’escale.

Un grand ménage est réalisé lors de celle-ci pour remettre la cabine en état d’effectuer un nouveau vol. L’équipage jordanien est relevé, il est remplacé par une équipe principalement thaïlandaise. Royal Jordanian opèrant en 5ème liberté entre Bangkok et Hong Kong, la compagnie embarque de nouveaux passagers pour cette étape.

1h20 plus tard, nous sommes à nouveau dans les airs.

Les prestations sont apportées 25 minutes après le décollage. Au choix : des nouilles, au poulet ou aux crevettes. Le plat chaud est accompagné d’une coupelle de fruits asiatiques, d’un petit pain et d’un gobelet d’eau. Un large choix de boissons froides ainsi que du café ou du thé complètent le tout.

Après ce long voyage de 12 heures et 45 minutes depuis Amman, l’atterrissage à Hong Kong a lieu à l’heure convenue.

De Hong Kong à Amman via Bangkok

J’ai voyagé en sens inverse le mardi 8 octobre 2019 sur le vol Royal Jordanian RJ183 Hong Kong (HKG) / Bangkok (BKK) / Amman (AMM), départ prévu à 21h35 pour arriver en Jordanie à 05h20 le lendemain.

Un Dreamliner fait toujours la route, c’est l’avion immatriculé JY-BAC dans la flotte de la compagnie depuis 5 ans qui assure cette rotation.

Le retour se déroule sensiblement comme l’aller. Mais pas de mauvais sandwich dans ce sens là ! Ce sera un plat de nouilles au poulet entre Hong Kong et Bangkok, du riz au poulet ou aux crevettes entre Bangkok et Amman. Pour le petit-déjeuner final, le plateau était constitué d’un petit pain et d’une portion de fromage aux champignons, d’un croissant avec une dosette de confiture de fraise et un ravier de beurre, d’une coupelle de fruits et d’une capsule de jus d’orange.

L’atterrissage à Amman s’effectuera après 11h50 de voyage, près d’une heure en avance sur l’horaire programmé.

Conclusion

Certaines prestations culinaires servies à bord des vols de Royal Jordanian font pâle figure depuis que la compagnie s’est engagée en 2017 dans un plan drastique de réduction des coûts pour intégrer la compétition tarifaire.

Des choix meilleurs effectués quelques années auparavant pour configurer les Boeing 787 Dreamliner permettent de voyager à bord d’une cabine agréable en classe économique vers les destinations lointaines. La ponctualité des vols et la simplicité des correspondances à l’aéroport d’Amman comptent également parmi les points forts du produit Royal Jordanian.

Quelle est votre expérience suite à un vol long-courrier avec Royal Jordanian ?

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