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TAP Air Portugal : avis sur des vols Djerba → Lisbonne → Paris (Orly)

Retour d’expérience sur un itinéraire Djerba / Paris-Orly avec escale à Lisbonne en classe économique de la compagnie TAP Air Portugal.

Photo : © Flying Smart

TAP Air Portugal assure un vol hebdomadaire entre l’île tunisienne de Djerba et la capitale portugaise Lisbonne durant la saison aéronautique d’été (dernier dimanche du mois de mars au dernier samedi du mois d’octobre).

La compagnie nationale du Portugal, membre de Star Alliance, opère un réseau constitué d’environ 90 destinations situées principalement en Europe et en Amérique du Sud faisant d’elle un acteur majeur du transatlantique. Quelques correspondances avec le continent africain sont également proposées.

Petits prix pour la première saison de TAP Air Portugal à Djerba

La ligne Lisbonne – Djerba est une nouveauté du programme d’été 2021 de TAP Air Portugal à raison d’un aller-retour chaque dimanche. Une ligne Lisbonne – Monastir chaque vendredi est créée par la même occasion.

En raison de la situation sanitaire difficile au Portugal, le démarrage des vols fut reporté à plusieurs reprises. Leur commercialisation ne débuta qu’à la mi-juin pour une première rotation début juillet. La compagnie portugaise est donc arrivée tardivement sur le marché avec un nombre important de sièges à remplir alors que les places entre la Tunisie et la France se faisaient rares et excessivement chères aux dates de pointe.

Dans ces circonstances, j’ai pu acheter un aller simple Djerba / Paris via Lisbonne au tarif tap|basic incluant le transport d’un bagage en soute pour la modique somme de 60,36€. Un grand détour qui double pratiquement la distance à parcourir, en 6h40 contre 2h50 pour un vol direct.

De Djerba à Paris en passant par Lisbonne

J’ai voyagé sur le vol TAP Air Portugal TP1469 Djerba (DJE) / Lisbonne (LIS) du dimanche 5 septembre 2021, départ prévu à 14h00 pour une arrivée à 16h55. Après une escale programmée pour durer 1h20, j’ai embarqué sur le vol TAP Air Portugal TP448 Lisbonne (LIS) / Paris-Orly (ORY), départ à 18h15 pour une arrivée à destination finale à 21h40.

À l’aéroport de Djerba-Zarzis

À la date du vol, le Portugal n’accepte pour transit que les voyageurs de nationalité européenne indépendamment de leur pays de résidence ou les résidents en Europe quelle que soit leur nationalité. D’autre part la Tunisie est inscrite sur la liste rouge française interdisant l’arrivée de la plupart des citoyens non-européens non-résidents, tandis que les vols en provenance du Portugal font l’objet de mesures sanitaires renforcées.

Aux comptoirs d’enregistrement, l’agent vérifie attentivement mes documents tels que le certificat de vaccination et le compte-rendu de résultat du test de dépistage du Covid-19. En plus de l’immuable fiche de police à remplir pour quitter la Tunisie, il me remet une attestation de déplacement dérogatoire à compléter pour mon arrivée en France.

Une fois ma carte d’embarquement en mains, une seule mentionnant les deux vols de mon itinéraire, direction le comptoir de la douane pour y acheter un « timbre de voyage » à 60 TND, la taxe de sortie du territoire dont doivent s’acquitter tous les résidents en Tunisie. Puis les formalités de police, de douane et de sûreté habituelles à l’étage afin de rejoindre la salle d’embarquement international.

L’embarquement commence à 13h30, l’avion est au contact du terminal relié par une passerelle.

À bord du vol Djerba / Lisbonne en A321

Les deux hôtesses en porte remettent à chaque passager une lingette désinfectante.

Ce vol était opéré avec un Airbus 321 immatriculé CS-TJH, un appareil âgé de plus de 15 ans ayant précédemment appartenu à Iberia, entré dans la flotte de TAP Air Portugal en 2017. L’aménagement de la cabine est récent, aux standards actuels de la compagnie portugaise pour ses monocouloirs, avec deux types de sièges disposés en 3-3 qui sont en bon état et propres.

Des sièges EconomyXtra, reconnaissables au liseré rouge de leur têtière, équipent les quinze premiers rangs espacés de 84 centimètres. Ils sont inclinables, munis d’un appui-tête ajustable, d’une large tablette rabattable et d’un support pour appareils électroniques, d’une prise USB et d’une prise électrique. Ces fauteuils sont attribués aux passagers ayant acquitté un tarif tap|classic ou tap|plus ou une option permettant de choisir ce type de sièges.

À partir du seizième rang, l’écartement est réduit à 71 cm. Les sièges Economy aux bordures vertes ne s’inclinent pas et sont équipés seulement d’une petite tablette rabattable. Ces fauteuils sont assignés aux clients ayant comme moi réservé un tarif tap|discount ou tap|basic.

La classe affaires consiste à isoler les premiers rangs de la cabine des rangées suivantes avec un rideau amovible et à ne placer aucun voyageur aux sièges B et E du milieu.

L’enregistrement de tous les passagers semble avoir pris plus de temps que prévu, c’est donc avec du retard que les portes de l’avion sont fermées. Après les démonstrations de sécurité présentées par l’équipage durant le roulage vers la piste, nous décollons de Djerba à 14h35.

Des fiches Passenger Locator Form (PLF) sont distribuées 40 minutes après le départ. Elles doivent être complétées par les personnes n’ayant pas déjà fait la démarche en ligne.

S’en suit un service de restauration. Un verre d’eau est offert gratuitement à tous ceux qui en font la demande, durant le service mais aussi à tout moment du vol. Pour le reste, TAP Air Portugal est passée au buy on board. La carte des produits se trouve dans la pochette du siège face à moi. J’opte pour des lasagnes à 7,50€ et pour une boisson à 3€. Le paiement s’effectue par carte bancaire exclusivement, aucun ticket de caisse ou reçu ne m’est remis. L’hôtesse m’annonce un délai de 10 à 15 minutes pour réchauffer le plat qui me sera finalement apporté au bout de 25 minutes.

Pendant la croisière, le commandant de bord prendra la parole pour commenter l’itinéraire.

Les hôtesses préparent la cabine 30 minutes avant l’atterrissage. Les déchets les plus encombrants sont ramassés, les autres sont à laisser dans la pochette du siège. Les PLF sont également collectées.

Nous touchons le sol de Lisbonne à 17h30. À cause du retard, l’escale s’annonce courte : j’ai seulement 45 minutes pour faire la correspondance. Pas de chance, nous roulons vers un poste de stationnement au large. Le débarquement se fait par les portes avant et arrière, des bus attendent en bas de l’avion pour nous accompagner au terminal où nous serons 20 minutes après l’atterrissage.

Correspondance rapide à l’aéroport de Lisbonne

Le circuit pour les voyageurs en correspondance est clairement signalé, il suffit de suivre le marquage au sol voos de ligação  / connecting flights.

Tout d’abord, entrer dans l’espace Schengen. Le contrôle aux frontières ne prend que quelques instants, il est entièrement automatisé pour les citoyens de l’Union Européenne grâce à la reconnaissance biométrique.

Ensuite, se rendre aux postes d’inspection-filtrage. L’agent en amont de la zone des contrôles de sûreté scanne ma carte d’embarquement et prend l’initiative de m’ouvrir l’accès à la file prioritaire. Tous les autres passagers contournés, l’étape est rapidement franchie.

Il ne me reste plus qu’à rejoindre la porte d’embarquement de mon prochain vol où résonne l’appel des derniers passagers.

Je suis assis sur mon siège pour Paris 15 minutes avant le départ, nouvelle lingette désinfectante entre les mains.

À bord du vol Lisbonne / Paris en A320neo

Ce vol était opéré avec un Airbus 320neo immatriculé CS-TVE. L’avion est arrivé neuf 28 mois plus tôt chez TAP Air Portugal. Neo est la version remotorisée des A320. Pas de changement apparent en cabine, hormis une meilleure isolation du bruit. Les sièges Economy Xtra s’étendent jusqu’à la douzième rangée sur ce type d’appareil.

Nous décollons à 18h35. Le protocole de service à bord est identique au vol précédent. Une fiche de renseignements sanitaires à remettre complétée aux autorités françaises à l’arrivée est distribuée.

Je m’offre cette fois un délicieux assortiment de charcuteries (jambon / saucisson / chorizo) facturé 9,50€ qui se révèle provenir du voisin espagnol. Un ticket de caisse m’est remis. Gare à ne pas s’asperger de matière grasse en ouvrant les étuis.

Un tour aux toilettes au milieu du vol montre qu’elles sont maintenues propres. Des lingettes désinfectantes sont à disposition.

Atterrissage à Paris-Orly à 21h40 comme convenu. Nous rejoignons une aire de stationnement au large où l’appareil restera jusqu’au lendemain pour effectuer le premier vol matinal en direction de Lisbonne.

Le bus nous dépose 15 minutes plus tard au rez-de-chaussée du terminal 2, directement en salle de livraison des bagages.

À l’aéroport d’Orly

Malgré les sorties médiatiques des ministres du gouvernement Castex déclarant assurer un contrôle sanitaire et policier extrêmement stricte des arrivées en France, en particulier des voyageurs en provenance de Tunisie ou du Portugal, je ne croiserai personne à Orly…

Malheureusement, mon bagage enregistré en soute n’apparaitra jamais sur le carrousel. Direction le litige bagage, situé à l’extérieur de la salle de livraison. Je suis positivement surpris par l’amabilité de l’employé de l’entreprise d’assistance qui enregistre ma déclaration d’incident et me remet le Property Irregularity Report (PIR).

Suivi et indemnisation du retard du bagage

C’est 4 jours plus tard qu’on me téléphonera pour organiser la restitution de mon bagage, un délai franchement long pour une valise qui n’a pas été mise en soute à temps à l’aéroport de transit.

Entre temps, j’ai donc dû acheter quelques articles d’hygiène et d’habillement. Je souhaite en être intégralement remboursé par TAP Air Portugal, réclamation faite en ce sens à la compagnie le 20 septembre 2021. J’ai reçu le virement de la somme demandée le 12 juillet 2022.

Conclusion

Rejoindre Paris depuis Djerba via Lisbonne est un chemin atypique mais qui avait le mérite d’être très peu cher pour la période où il était effectué.

J’ai apprécié ces deux vols avec TAP Air Portugal, dans un siège confortable même si ce n’est pas le meilleur dans leurs avions, avec des équipages souriants désireux de satisfaire les passagers même s’ils n’en partagent pas la langue. La restauration en vol est proposée avec un rapport qualité/prix satisfaisant et la compagnie n’a pas la mesquinerie de facturer l’eau.

La correspondance à Lisbonne semblait redoutablement efficace jusqu’au moment de découvrir que mon bagage n’a pas suivi. Le service après-vente n’est pas une priorité pour la compagnie nationale portugaise qui a fait trainer 10 mois le remboursement des frais exposés.

Quelle est votre expérience des vols moyen-courriers de TAP Air Portugal ?

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