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Transavia France : avis sur un vol Djerba → Paris (Orly)

Retour d’expérience sur un vol Djerba / Paris-Orly en classe économique opéré en Boeing 737-800 par la compagnie low cost Transavia.

Photo : Flying Smart CC BY 4.0

L’île de Djerba en Tunisie est reliée tous les jours à la capitale française Paris grâce aux vols réguliers des compagnies Nouvelair, Transavia France et Tunisair.

Transavia, la filiale low cost moyen-courrier du groupe Air France-KLM basée au terminal Sud de l’aéroport d’Orly, assure jusqu’à 2 fréquences quotidiennes sur cette ligne en haute saison.

J’ai voyagé sur le vol Transavia TO4109 Djerba (DJE) / Paris-Orly (ORY) du jeudi 14 juin 2018, départ prévu à 18h35 pour une arrivée à 22h35.

Un vol à tout petit prix

Comme la plupart des transporteurs ayant opté pour le modèle économique à bas coûts, Transavia propose :

  • une grille tarifaire simplifiée : aucune différence selon que vous achetiez un aller-simple ou un aller-retour, chaque vol a son prix déterminé selon l’offre et la demande
  • une offre dépackagée : le choix du siège, le transport des bagages, les repas à bord sont autant de prestations qui ne sont pas comprises dans le prix du billet mais vendues en option.

Particularité du moment de mon voyage : il s’agit de la soirée du dernier jour du mois de Ramadan qui précède l’Aïd el-Fitr. La demande dans le sens Tunisie → France est très faible et l’avion rentre vide. Transavia a donc proposé ce vol jusqu’à la dernière minute au prix imbattable de 29€ !

A l’aéroport de Djerba-Zarzis

Transavia ouvre l’enregistrement sur son site internet 30 heures avant le décollage. Le moment idéal pour choisir gratuitement son siège préféré si l’option n’a pas été achetée.

Toutefois, aucune carte d’embarquement n’est délivrée en ligne. Il est nécessaire de faire la queue aux comptoirs d’enregistrement à l’aéroport pour l’obtenir, y compris quand on voyage seulement avec un bagage à main. Ceci car la police aux frontières tunisienne n’accepte que les cartes d’accès à bord sorties de l’imprimante de l’aéroport. Ne pas oublier de prendre au passage une fiche cartonnée qui sera à remettre complétée lors du contrôle d’émigration.

Après l’enregistrement, monter au premier étage pour accéder à la salle où s’effectuent les contrôles de police, douanier puis de sûreté. Les portes d’embarquement internationales sont juste après.

Une demi-heure avant l’heure du départ initialement prévue, le vol TO4109 est annoncé comme retardé pour 19h55. Il n’y a plus qu’à prendre son mal en patience…

Une fois l’embarquement lancé, on accède en bus à l’avion qui est stationné au large.

A bord de l’avion

Depuis le tarmac, les passagers montent à bord par la porte avant ou par la porte arrière de l’avion selon le numéro de siège attribué.

Ce vol était opéré avec le Boeing 737-800 immatriculé F-GZHU, un appareil récent qui a intégré la flotte de Transavia en juillet 2015. Il est équipé d’une cabine Sky Interior configurée en une classe éco de 32 rangées de sièges inclinables de couleur verte disposés en 3-3. L’ensemble est propre et en bon état.

Fermeture des portes, excuses d’usage pour le retard (une panne technique entraînant un changement d’avion lors du vol entrant Paris / Djerba serait la cause) puis présentation des consignes de sécurité par l’équipage, et enfin le décollage !

Un service de restauration buy on board débute 50 minutes après. Une carte des produits en vente se trouve dans la pochette du siège devant moi. A compagnie française, tarifs français. J’opte pour ce qui me semble être le plus consistant : la « cassolette poulet rôti et fusilli » à 7€. Le steward m’informe d’une attente de 15 à 20 minutes, le temps de chauffer le plat. Je paye par carte bancaire (espèces et tickets restaurant français sont également acceptés). La compagnie remet un ticket de caisse détaillé des achats effectués à bord, pratique notamment pour les voyageurs d’affaires qui ont une note de frais à justifier. Moins d’un quart d’heure après, ma commande arrive : 200g d’un plat cuisiné dans une barquette en plastique et un kit couverts / papier-serviette / condiments. Un dîner vraiment léger.

Une heure plus tard, c’est au tour de la vente des produits duty free. Le catalogue des articles de joaillerie, parfumerie, alcools, tabacs et autres est inclus dans le magazine de bord bimestriel.

Avec peu de passagers et un éclairage intelligemment modulé durant le trajet, ce vol de fin de soirée se déroule dans le calme et la sérénité.

L’atterrissage à Orly s’effectue avec 50 minutes de retard sur l’horaire convenu. Mais il faudra encore rouler jusqu’à un parking éloigné du terminal, puis surtout attendre longtemps qu’une rampe soit apportée pour qu’on puisse enfin débarquer par la porte avant et monter dans le bus qui nous conduit au terminal Sud. Heureux de ne pas avoir de bagage en soute à récupérer, c’est au pas de course que mon voyage s’achève pour attraper les derniers transports en commun vers Paris.

Conclusion

Sur un marché sensible aux prix où le client choisi généralement la compagnie qui propose le tarif le moins cher, Transavia délivre une offre moyen-courrier point-à-point dépouillée mais de bonne qualité sur des aspects essentiels sous son contrôle : elle aligne un avion moderne et confortable ainsi qu’un équipage qui sait être efficace tout en étant discret.

La compagnie doit cependant veiller à la ponctualité de ses vols, afin d’éviter aux passagers des difficultés pour rejoindre la capitale quand ils atterrissent à l’heure du couvre-feu nocturne en vigueur à Orly.

Quelle est votre expérience avec les vols de Transavia ?

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