Lufthansa assure jusqu’à 5 vols par jour entre Paris et la capitale bavaroise Munich. Le transporteur allemand est en concurrence avec Air France sur cette route et les deux opèrent à l’aéroport Charles-de-Gaulle.
J’ai voyagé en classe économique sur le vol Lufthansa LH2237 Paris (CDG) / Munich (MUC) du vendredi 27 juin 2025, départ prévu à 20h35 pour une arrivée à 22h00.
Réservation du vol
Ce vol Lufthansa en soirée est le premier segment d’un itinéraire interlignes pour rejoindre Djerba en Tunisie où je réside, Discover Airlines prenant le relais à Munich le lendemain à l’aube. J’ai choisi de faire ce voyage impliquant un détour et une escale de nuit en raison du prix excessif à mon goût des vols directs disponibles ces jours-là (premier week-end de grands départs des vacances d’été). C’est l’occasion de découvrir des produits différents de ceux proposés par les compagnies Tunisair, Nouvelair et Transavia que je fréquente à longueur d’année.
J’ai acheté mon billet d’avion 5 semaines à l’avance chez Expedia au prix de 205,33€ pour un aller simple Paris / Munich / Djerba. Aucun bagage en soute n’est inclus, seuls un bagage à main ordinaire 55 x 40 x 23 centimètres limité à 8 kg et un accessoire 40 x 30 x 15 cm sont autorisés en cabine au tarif Light choisi.
À l’aéroport de Paris Charles-de-Gaulle
La veille du vol, j’ai reçu un e-mail de Lufthansa m’annonçant que celui-ci sera pratiquement complet. Afin de fluidifier l’embarquement, la compagnie propose de transporter gratuitement mon bagage de cabine en soute.
Arrivé au terminal 1 de l’aéroport trois heures et demie avant le vol, je me dirige tout droit vers la file d’attente pour les comptoirs d’enregistrement.
Un agent me barre l’accès : le dépôt des bagages est automatisé, il convient d’avoir préalablement récupéré les étiquettes d’identification des bagages aux bornes d’enregistrement installées en amont. Il me dirige vers un comptoir mobile où sa collègue procède à mon enregistrement après m’avoir demandé de lui présenter un titre de séjour tunisien sinon un billet de retour ou de continuation. Elle me remet les cartes d’embarquement pour les deux vols à venir et étiquette ma valise jusqu’à destination finale.
Je retourne au dépose bagage. Un reçu me parvient par e-mail quelques instants après envoi de la valise.
Je chemine ensuite jusqu’au poste d’inspection-filtrage puis je rejoins le salon d’attente Lufthansa Business Lounge situé à proximité des portes d’embarquement 60-68 dévolues aux compagnies du groupe Lufthansa (Austrian Airlines, Brussels Airlines, Eurowings, Lufthansa, Swiss). Le salon se trouve être partiellement fermé ce jour-là en raison d’une inondation survenue la veille et les voyageurs de la classe économique habituellement admis grâce à leur carte American Express Platinum sont refoulés pour prioriser les passagers de la classe affaires. Je prendrai mon mal en patience dans le hall d’embarquement, sous-dimensionné au regard du nombre de passagers contraints de s’entasser et des queues qui serpentent dans les couloirs.
L’embarquement est lancé à 20h15, ordonné par groupes dont le numéro figure sur la carte d’accès à bord.
À bord de l’avion
Ce vol était opéré avec un Airbus 320 immatriculé D-AIUL, un appareil âgé d’une dizaine d’années.
La cabine est équipée de 168 fauteuils disposés en 3-3 : les rangées 1 à 8 sont affectées à la classe affaires avec 32 sièges disponibles (le siège du milieu est toujours laissé vacant) et les rangées 9 à 30 sont affectées à la classe économique avec 120 sièges disponibles.
En classe économique, les fauteuils revêtus d’un cuir gris et noir sont inclinables mais ils sont dépourvus d’une têtière ajustable. Ils sont équipés d’un accoudoir relevable, d’une tablette rabattable, d’un filet de rangement et d’un crochet porte-manteau. Aucune prise électrique, traditionnelle ou USB, n’est présente pour recharger ses appareils électroniques.
Après une annonce de bienvenue du commandant de bord, nous quittons notre stationnement avec une douzaine de minutes de retard. Les consignes de sécurité sont présentées par l’équipage pendant le roulage. Nous décollons à 21h00 pour Munich.
Dès la montée initiale terminée, l’équipage distribue à chaque passager une petite bouteille d’eau.
Une vente de snacks et boissons démarre juste ensuite, le menu figure parmi la documentation logée dans le dossier du siège. Outre le paiement par carte bancaire ou en espèces, il est permis de régler avec des miles accumulés dans le programme de fidélité Miles & More (valeur d’échange autour de 0,0035€ par mile). À savoir également qu’il est possible de passer commande à l’avance sur le site Preflight Shop et de profiter ainsi de 10% de réduction.
Le service de ces prestations payantes achevé, un chocolat est offert à tous les voyageurs.
Lufthansa tient des boutiques Worldshop dans les principaux aéroports allemands et en ligne où se procurer divers articles de voyage et cadeaux dont l’épais catalogue fait office de magazine de bord. Toute commande effectuée durant le vol bénéficie de 10% de réduction. Aucun des produits n’est à bord, la livraison intervient à domicile ultérieurement.
Un réseau Wi-Fi « flynet » est diffusé dans la cabine. S’y connecter permet d’accéder à la géovision pour suivre le déroulement du vol mais aussi de consulter des journaux. Les membres de Miles & More disposent d’un accès gratuit à internet par satellite (3€ pour les non-membres), officiellement limité aux applications de messagerie mais en pratique la plupart des sites s’ouvraient. La technologie Inmarsat utilisée est ancienne, le débit commercial est faible (150 kbit/s).
Nous atterrissons à Munich à 22h00 et pouvons débarquer 10 minutes plus tard.
À l’aéroport de Munich
Les compagnies du groupe Lufthansa opèrent à l’aéroport de Munich au terminal 2. Les flux des voyageurs à l’arrivée et au départ n’y sont pas ségrégés. Sorti de l’avion, je me retrouve donc dans le hall G affecté aux vols Schengen au milieu des voyageurs s’apprêtant à partir.
C’est là que je passerai la nuit, dans l’attente de mon vol Discover Airlines pour Djerba (lire le récit du vol 4Y qui suit).
Conclusion
Ce vol d’une heure entre Paris et Munich avec la compagnie allemande Lufthansa s’est correctement déroulé avec un équipage efficace et souriant. J’apprécie par principe la distribution d’une bouteille d’eau et d’un chocolat quand d’autres transporteurs ont fait le choix d’absolument tout supprimer.
Les conditions d’attente au terminal 1 de Roissy, dans un hall d’embarquement surchargé où sont regroupés tous les passagers des compagnies du groupe Lufthansa, sont en revanche déplorables.
Quelle est votre expérience des vols européens de Lufthansa ?





