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Korean Air : avis sur un vol Busan → Séoul (Gimpo) en A220

Retour d’expérience sur un vol domestique Busan / Séoul-Gimpo en classe économique à bord d’un Airbus A220 de Korean Air.

Photo : Flying Smart CC BY 4.0

Membre de l’alliance Skyteam, Korean Air est la première compagnie aérienne privée de la Corée du Sud. Souvent considéré comme le porte-drapeau du pays, le transporteur réalise quotidiennement une dizaine de rotations entre la capitale Séoul et la ville de Busan située au sud-est de la péninsule.

J’ai voyagé sur le vol Korean Air KE1126 Busan (PUS) / Séoul-Gimpo (GMP) du lundi 30 septembre 2019, départ prévu à 20h40 pour une arrivée à 21h40.

Une ligne domestique concurrentielle

Seconde ville de la Corée du Sud, Busan est le poumon industriel et économique du pays. La fiabilité du transport avec Séoul à 350 kilomètres revêt une importance stratégique. Toutes compagnies confondues (Korean Air, Asiana Airlines, Air Busan et Jeju Air principalement), cette route aérienne totalise une trentaine de fréquences par jour dans chaque sens. L’avion est en concurrence avec le train à grande vitesse KTX.

La plupart des vols – quand ce n’est pas tous – sont assurés en provenance ou à destination de Séoul Gimpo, le deuxième aéroport de la capitale. Il est relié à l’aéroport de Séoul Incheon par la ligne de train AREX (Airport Railroad Express) pour les correspondances depuis ou vers l’étranger.

J’ai réservé ce trajet 2 mois et demi à l’avance, contre 5000 miles du programme de fidélité SkyMiles de la compagnie américaine Delta Airlines et 4000 KRW au titre des taxes. Le transport d’un bagage en soute de 20 kg est inclus avec ce billet prime.

À l’aéroport de Busan

Officiellement dénommé Gimhae International Airport, l’aéroport de Busan est desservi par la ligne de métro léger LRT qui est interconnectée avec la ligne n°2 à la station Sasong et la ligne n°3 à la station Daejeo.

Les vols domestiques et les vols internationaux sont traités dans des terminaux distincts qui se font face.

Chez Korean Air, l’enregistrement sur les vols intérieurs doit obligatoirement s’effectuer avec les outils en self-service mis à la disposition des passagers : à travers le site internet ou l’application mobile de la compagnie, sinon sur place grâce aux kiosques électroniques communs à toutes les compagnies de l’aéroport.

J’ai opté pour la machine. Le système retrouve sans difficulté mon titre de transport émis par Delta. La carte d’embarquement en main, je me rends aux comptoirs pour déposer mon bagage de soute.

Mon billet d’avion est un aller simple entre Busan et Séoul. L’hôtesse me demande si je poursuis mon voyage au-delà de Séoul avec un billet séparé. Tel n’étant pas le cas, elle étiquette donc ma valise jusqu’à Gimpo puis me remet le talon associé. En Corée du Sud, on ne quitte pas la zone d’enregistrement immédiatement après avoir confié son bagage. Il fait l’objet d’un contrôle de sûreté et on ne peut s’en aller qu’une fois celui-ci terminé, une opération à suivre sur un écran dédié.

Les salles d’embarquement sont accessibles au plus tôt 75 minutes avant le départ du vol. Pour les passagers arrivés trop en avance et qui doivent patienter, des restaurants sont présents à l’étage où les couloirs ont été transformés en galerie d’exposition.

Les portes d’embarquement sont dotées de passerelles télescopiques pour les avions au contact du terminal.

À bord de l’avion

Ce vol était opéré avec un Airbus A220-300 immatriculé HL8091, un appareil flambant neuf livré 8 mois plus tôt à Korean Air.

A220 est le nouveau nom du Bombardier CSeries suite au rachat du programme de l’avionneur canadien par le constructeur européen en 2018. Deux modèles existent : A220-100 (anciennement CS100) et une version allongée A220-300 (ex CS300). Cette dernière rencontre un succès croissant auprès des compagnies aériennes et 10 exemplaires sont récemment entrés dans la flotte de la sud-coréenne.

Sur ses liaisons intérieures, Korean Air opère uniquement en classe économique. Elle est équipée de 140 sièges inclinables disposés en 2-3 et revêtus d’un tissu bleu. La têtière est ajustable en hauteur et sur les côtés. Le dossier comporte un espace pour recevoir de la documentation dans sa coque et une prise USB pour recharger ses appareils électroniques, une tablette rabattable et un filet de rangement. Une prise électrique universelle est également présente sous les sièges.

À noter que l’espace pour les jambes des 5 premières rangées est plus important, la compagnie commercialisant une classe affaires sur d’autres routes.

La conception moderne de la cabine a pris en compte les reproches que l’on faisait jusque-là aux avions régionaux. Avec des coffres pour les bagages à main redimensionnés, un espace entre les sièges satisfaisant, un nouvel éclairage, des hublots agrandis et une meilleure insonorisation, on y est aussi à l’aise que dans les appareils à large fuselage de dernière génération.

Un système de divertissement fonctionne à travers une application mobile beyond M pour Android et iOS qu’il convient de télécharger et d’installer sur son smartphone ou sa tablette avant le décollage (pas d’internet à bord). Une fois l’appareil connecté à un réseau Wi-Fi diffusé dans la cabine, l’application permet d’accéder à un catalogue de films, de musiques et de jeux en streaming ainsi qu’à la géovision pour suivre le déroulement du vol en temps réel.

Les portes de l’avion sont fermées à l’heure puis les démonstrations de sécurité sont présentées pendant qu’on roule vers la piste. Décollage de Busan à 20h52.

Quelques minutes après le décollage, les hôtesses et stewards offrent un service rapide de quelques boissons froides (eau minérale, jus d’orange ou coca-cola) puis préparent la cabine pour un atterrissage à Séoul qui a lieu après seulement 36 minutes dans les airs.

Débarquement à Gimpo au contact du terminal. Le temps de quitter l’avion et marcher jusqu’à la salle de livraison des bagages, la distribution avait déjà commencé. Un écran permet de voir avec quelques instants d’avance les bagages qui vont sortir en haut du tapis, évitant un agglutinement de tous les passagers en même temps et au même endroit. Je suis dehors moins de 20 minutes après l’atterrissage.

Conclusion

Sur la ligne entre les deux villes les plus importantes de Corée du Sud qui draine essentiellement des voyageurs d’affaires pressés, Korean Air délivre un service aérien point-à-point ponctuel et de qualité.

L’expérience est fluide tout au long du parcours. Au sol comme à bord, le personnel de la compagnie en contact avec la clientèle – élégamment habillé et coiffé – est efficace et discret. L’A220 réhausse le niveau du confort en voyage.

Un excellent vol domestique à l’image d’un pays au travail.

Quelle est votre expérience à bord de Korean Air ?

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