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Royal Jordanian : avis sur des vols Tunis → Amman → Tunis

Retour d’expérience sur un aller-retour Tunis / Amman avec la compagnie Royal Jordanian en classe économique à bord d’un Airbus 320.

Photo : Flying Smart CC BY 4.0

La liaison entre Tunis, capitale de la Tunisie, et Amman la capitale de la Jordanie, est assurée par la compagnie Royal Jordanian qui est sans concurrence sur cette route.

Membre de l’alliance Oneworld, le transporteur public opère 4 rotations par semaine entre les deux villes et aligne un avion monocouloir de plus ou moins grande capacité en fonction de la demande enregistrée : Embraer 175/195 ou Airbus 319/320/321.

Royal Jordanian achemine principalement des voyageurs en point-à-point. Ceci dit, les passagers en transit augmentent : l’aéroport d’Amman – Queen Alia est une plateforme de correspondance à taille humaine appréciée au Moyen-Orient.

Aller Tunis / Amman

J’ai voyagé sur le vol Royal Jordanian RJ552 Tunis (TUN) / Amman (AMM) du vendredi 20 septembre 2019, départ prévu à 13h30 pour une arrivée à 19h15.

Le vol était opéré ce jour-là avec un Airbus 320 immatriculé JY-AYW, un appareil entré dans la flotte de la compagnie jordanienne en 2012.

La classe avant est équipée de 16 sièges affaires en cuir de couleurs marron et beige disposés en 2-2 sur 4 rangées, avec un oreiller et une couverture qui attendent chaque passager.

Séparée par une cloison, la classe économique est constituée de 120 sièges inclinables en 3-3, la plupart revêtus d’un tissu gris sinon rouge pour quelques-uns. Pratique, la têtière est ajustable sur les côtés mais aussi en hauteur. Chaque siège dispose d’une tablette pliable et rabattable, d’un filet de rangement, d’un crochet porte-manteau quand il n’est pas cassé, d’un port USB pour recharger les appareils électroniques et d’un petit écran individuel ayant pour seule fonction d’afficher le logo de la compagnie.

Pendant l’embarquement, l’équipage annonce que le système de divertissement fonctionne à travers une application mobile RJ Sky Connect pour Android et iOS qu’il convient de télécharger et d’installer sur son smartphone ou sa tablette avant le décollage (pas d’internet à bord). Une fois l’appareil connecté à un réseau Wi-Fi diffusé dans la cabine, l’application permet d’accéder à un catalogue de films en anglais et en arabe, de musiques et de jeux en streaming. Mais il n’y a pas de géovision pour suivre le déroulement du vol en temps réel.

L’avion quitte son point de stationnement tandis que les démonstrations de sécurité sont présentées de manière traditionnelle. Décollage de Tunis-Carthage à 13h48 en direction d’Amman.

20 minutes plus tard, une paire d’écouteurs est distribuée à tous les passagers. Bien utile car, pour éviter la cacophonie, l’application de divertissement fonctionne seulement si des oreillettes sont branchées sur le mobile et tout le monde n’a pas prévu le coup.

Le service de restauration débute une demi-heure après le décollage et c’est une déception. J’avais souvenir d’un vrai plateau-repas à l’occasion d’un précédent voyage sur cette ligne, voilà qu’on nous sert à présent une boîte en carton. Au choix, un sandwich au poulet ou un sandwich au fromage. La boîte contient également une petite entrée de pâtes au fromage, une barre de céréales, une capsule de jus d’orange, du sel et du poivre, une fourchette en plastique, une serviette en papier et une serviette rafraichissante. Malheureusement, le sandwich n’a rien pour plaire : il est sec, peu garni et sans goût. L’invitation feed your appetite & your curiosity mentionnée sur la boîte passe mal. Un choix limité de boissons est proposé en même temps : eau, café ou thé. 35 minutes plus tard la cabine était débarrassée.

Pour obtenir un oreiller et une couverture, il suffit de demander aux hôtesses et aux stewards qui répondent avec plaisir aux demandes des passagers.

L’ensemble du voyage se déroulera dans le calme, avec un temps de vol d’environ 3 heures et 25 minutes.

L’atterrissage à l’aéroport d’Amman – Queen Alia aura lieu autour de 19h10 pour une arrivée parfaitement à l’heure. L’avion est stationné au contact du terminal, le débarquement se fait donc par passerelle directement à l’étage des arrivées.

Amman n’est pas ma destination finale et ma carte d’embarquement pour le vol suivant m’a été remise dès l’enregistrement à Tunis. Je n’ai qu’à suivre les panneaux « Transfer » pour rejoindre un poste d’inspection-filtrage centralisé où tous les passagers en transit doivent se soumettre à un contrôle de sûreté avant d’accéder à l’étage des départs. Dans cet aéroport moderne et de petite dimension, effectuer une correspondance entre deux avions est simple et rapide : 10 minutes suffisent.

Retour Amman / Tunis

Pratiquement trois semaines plus tard, retour en Tunisie par le chemin inverse. J’ai voyagé sur le vol Royal Jordanian RJ551 Amman (AMM) / Tunis (TUN) du mercredi 9 octobre 2019, départ prévu à 10h35 pour une arrivée à 12h35. Un A320 immatriculé JY-AYS âgé de 8 ans fait la ligne.

Les écrans individuels des sièges de la classe économique diffusent les consignes de sécurité avant notre décollage à 10h48. Une carte permet ensuite de suivre le trajet. Le voyage sera d’ailleurs un peu plus long cette fois : dans le sens Jordanie – Tunisie, l’itinéraire emprunté contourne Israël au lieu de le traverser.

Il n’y a aucune prise électrique pour recharger ses appareils électroniques. Un peu gênant quand il faut utiliser son smartphone ou sa tablette pour profiter du système de divertissement à bord.

Dans la boite en carton pour le repas, quelques crudités aux herbes, le fameux sandwich au fromage ou au jambon, un gobelet d’eau et un gobelet de jus d’orange. Aucun dessert cette fois-ci. Après la mauvaise surprise de l’aller, au retour c’est plutôt un sentiment de résignation.

L’arrivée à Tunis-Carthage s’effectuera à l’heure convenue, après 3 heures et 35 minutes de vol, au contact du terminal.

Conclusion

La Jordanie s’ouvre progressivement aux compagnies low cost pour développer son secteur touristique plein d’avenir.

Encore préservée d’une concurrence frontale mais plus pour longtemps, Royal Jordanian est engagée depuis 2017 dans un plan drastique de réduction des coûts. Des économies visibles sur le réseau moyen-courrier, jusque dans l’assiette des passagers. Un comble pour la compagnie porte-drapeau d’un pays réputé pour son hospitalité.

La ponctualité et les correspondances plus agréables qu’ailleurs restent néanmoins des points forts du produit RJ.

Quelle est votre expérience à bord d’un vol moyen-courrier de Royal Jordanian ?

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