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Aigle Azur : avis sur un vol Milan (Malpensa) → Paris (Orly)

Retour d’expérience sur un vol Milan-Malpensa / Paris-Orly en classe économique avec la compagnie Aigle Azur, opéré en A320.

Photo : © rehleti.com

Pour rejoindre Paris la capitale française depuis Milan, premier pôle industriel et économique de l’Italie voisine, les passagers ont l’embarras du choix. Entre les compagnies porte-drapeau Air France et Alitalia d’une part, et les transporteurs low cost Easyjet et Vueling d’autre part, les vols directs s’enchainent tout au long de la journée.

Aigle Azur a récemment fait son entrée sur cet axe dynamique et compte bien prendre sa part de marché.

J’ai voyagé sur le vol Aigle Azur ZI644 Milan-Malpensa (MXP) / Paris-Orly (ORY) du mardi 20 novembre 2018, départ prévu à 08h50 pour une arrivée à 10h25.

Aigle Azur, nouvelle entrante sur la ligne

Jusque-là fortement concentrée sur la desserte de l’Algérie, la deuxième compagnie aérienne française est en pleine transformation après avoir échappé de justesse au dépôt de bilan. Depuis 2017, Aigle Azur ouvre de nouvelles destinations au départ de sa base opérationnelle située à l’aéroport de Paris-Orly.

C’est mi-septembre 2018, soit 2 mois à peine avant ce voyage, que le transporteur a ajouté la ville de Milan à son réseau européen. Aigle Azur a de grandes ambitions et vient d’emblée se placer dans la compétition en opérant sur cette ligne à raison d’une ou deux rotations quotidiennes aux heures prisées pour les déplacements professionnels.

La nouveauté explique en partie le petit prix payé pour cet aller-simple entre Milan et Paris réservé 18 jours à l’avance : 35,28€ (sans bagage en soute). Il reste maintenant à Aigle Azur de se faire un nom sur le marché italien.

A l’aéroport de Milan-Malpensa

Aigle Azur ouvre l’enregistrement sur son site internet 48 heures avant le départ programmé et permet de choisir gratuitement son siège par la même occasion. Mais contre toute attente, je n’ai reçu à l’issue de la procédure qu’une « confirmation d’enregistrement » précisant que je dois récupérer ma carte d’embarquement aux comptoirs d’enregistrement à l’aéroport. Une vraie perte de temps alors que je voyage avec un bagage de cabine seulement.

La compagnie opère au départ du terminal 1, le principal de cet aéroport. Les comptoirs d’enregistrement ouvrent 2 heures avant le décollage.

Ma carte d’accès à bord en papier obtenue, direction le contrôle de sureté puis la porte d’embarquement A02. Malpensa est vaste, il y a de quoi marcher.

L’embarquement débute environ 35 minutes avant le départ. L’appareil est au contact du terminal et les passagers accèdent à l’avion grâce à une passerelle.

A bord de l’avion

Ce vol était opéré avec un Airbus A320 immatriculé F-HBAP, un avion de bientôt 8 ans. La cabine est équipée de 180 sièges disposés en 3-3. Les deux premiers rangs sont dédiés à une classe affaires séparée de la classe économique par un rideau mobile. Les sièges, inclinables et aux accoudoirs qui se relèvent, sont aux couleurs de la compagnie : ils sont revêtus d’un cuir bleu marine avec les bords du dossier bleu ciel. La coque arrière est grise, avec une tablette et un filet de rangement. L’ensemble est propre et agréable.

Fermeture des portes puis l’avion quitte le parking avec 10 minutes d’avance sur l’heure prévue. Les hôtesses déroulent la démonstration de sécurité en français et en anglais pendant le roulage et nous prenons notre envol à 08h52.

Sur le réseau européen d’Aigle Azur, les prestations à bord sont payantes. Un service de vente de produits de restauration débute 10 minutes après le décollage. Boissons chaudes ou froides, sandwichs et autres snacks sont proposés. Les prix figurent dans la carte « Escale Gourmande » qui se trouve dans la pochette du siège. Les achats se règlent par carte bancaire ou en espèces et un tickets de caisse est remis.

20 minutes plus tard, c’est au tour de la vente des articles de cadeau (pas d’alcool, pas de tabac sur les vols intracommunautaires). Pour 19€, je m’offre une maquette au 1/200ème d’un A320 arborant la livrée la compagnie. Les prix mentionnés dans le catalogue dit de « duty free » comprennent bien sûr la TVA (ce qui donne un aperçu de la marge qui peut être dégagée grâce à la vente de ces produits au même tarif sur les vols depuis/vers l’extérieur de l’Union Européenne !).

Un dernier ramassage des déchets pendant la descente et l’avion atterri à l’aéroport d’Orly à 09h55 avec une demi-heure d’avance sur l’horaire annoncé sur le billet.

Le débarquement s’effectue avec une passerelle au contact d’une zone en travaux du terminal Sud. Il faut donc quitter la passerelle par un escalier et rejoindre le tarmac où un bus attend les passagers pour les accompagner à l’entrée piétonne du bâtiment. C’est toujours dans ces moments-là que la pluie tombe, évidemment.
Bien pire, nous sommes laissés au milieu du flux des passagers en provenance des pays hors de l’espace Schengen. Il a donc été nécessaire de faire une longue queue aux aubettes de la police des frontières pour le contrôle des pièces d’identité avant de pouvoir quitter la salle des arrivées.

Conclusion

Aigle Azur déploie ses ailes en dehors de son marché franco-algérien historique et adapte son offre commerciale à son nouveau réseau. La compagnie propose sur une route européenne majeure un produit réduit à l’essentiel et compétitif qui peut donner pleinement satisfaction, en particulier si cette ponctualité irréprochable est maintenue dans la durée.

Aigle Azur devra cependant, avec ses partenaires technologiques et aéroportuaires, améliorer le service au sol : offrir un enregistrement en ligne réellement fonctionnel ainsi qu’un débarquement au contact pour de vrai et dans le parcours intra-Schengen bien sûr.

Quelle est votre expérience à bord des vols européens d’Aigle Azur ?

Découvrez aussi l’avis de mon compagnon de voyage Ismail à propos de ce vol, à lire sur son blog Rehleti (en arabe).

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