Flight reports

Easyjet Switzerland : avis sur un vol low cost Genève → Amsterdam

Retour d’expérience sur un vol Genève / Amsterdam de la compagnie à bas coûts Easyjet, à bord d’un Airbus A320.

Photo : Flying Smart CC BY 4.0

Easyjet Switzerland est devenue au fil du temps la première compagnie aérienne à l’aéroport de Genève en nombre de passagers transportés. Pour rejoindre en vol direct une destination européenne depuis la première ville francophone de Suisse, la compagnie low cost est incontournable.

Filiale du transporteur à bas coûts britannique Easyjet, l’entreprise helvétique dispose de sa propre flotte d’avions. Avec ses 28 appareils Airbus A319 et A320, elle dessert environ 80 destinations.

J’ai voyagé sur le vol Easyjet U21355 Genève (GVA) / Amsterdam (AMS) du mardi 13 novembre 2018, départ prévu à 15h30 pour une arrivée à 17h10.

Bien choisir ses options tarifaires

Pour ce trajet réservé 11 jours à l’avance, le billet coûtait 43,86€. A ce petit prix, seul le transport du bagage de cabine est compris.

Chez Easyjet, la politique des bagages à main est stricte : une seule et unique pièce aux dimensions maximales de 56 x 45 x 25 centimètres est autorisée. Contrairement à la plupart des compagnies aériennes, par défaut il est impossible de monter à bord avec une deuxième pièce de taille plus petite (communément appelée un accessoire) tel qu’un sac d’ordinateur portable.

Pour emporter en cabine cette seconde pièce de 45 x 36 x 20 centimètres au maximum, il faut acheter un billet au tarif Flexi (on n’est plus du tout dans la même gamme de prix), ou souscrire à la carte Easyjet Plus (199,00 GBP par an) ou encore opter pour l’une de ces options : siège à l’avant (17,49€), siège avec plus d’espace pour les jambes (de 17,49€ à 23,99€).

En déplacement pour loisirs, j’ai choisi une alternative plus économique : payer une option à 15,59€ pour envoyer en soute mon bagage à main principal, et conserver avec moi en cabine le petit sac-à-dos de mon ordinateur.

Le coût du vol est donc finalement monté à 59,45€. Un tarif restant raisonnable pour ce voyage.

A l’aéroport de Genève

L’enregistrement pour un vol Easyjet peut s’effectuer en ligne, sur le site internet de la compagnie ou sur son application mobile. Le passager sans bagage de soute se rend ainsi directement aux postes d’inspection-filtrage. Mais il reste possible de récupérer plus traditionnellement une carte d’embarquement aux comptoirs d’enregistrement.

Le passager voyageant avec des bagages de soute doit nécessairement se rendre à l’enregistrement pour remettre ses valises.

Vu le nombre de vols opérés par Easyjet à Genève, la compagnie dispose d’une zone d’enregistrement qui lui est exclusivement dédiée, située à l’extrémité gauche du hall des départs.

L’acceptation des bagages y débute 3 heures avant le décollage. Les comptoirs traitent tous les vols simultanément, il n’y a pas de queue dédiée à chacun : attention donc à ne pas arriver trop proche de l’heure limite d’enregistrement fixée à 40 minutes avant le départ, au cas où il y aurait foule.

Bagages déposés et carte d’embarquement en main, direction l’inspection-filtrage au premier étage. L’aéroport de Genève a installé du matériel de détection qui n’oblige pas à déballer le contenu de son bagage de cabine. Une simplification du processus appréciable.

L’aéroport offre un accès à internet en Wi-Fi : en passant sa carte d’embarquement sur le lecteur de code-barre d’une borne dédiée située après les contrôles de sûreté, on obtient un mot de passe pour se connecter.

La porte d’embarquement pour ce vol Easyjet était au satellite D où les avions ne sont pas au contact du terminal mais stationnés à proximité immédiate (aucun transfert en bus n’est nécessaire).

L’embarquement, qui a débuté une demi-heure avant l’heure du départ, s’est déroulé en 2 phases : les clients ayant acheté le service Speedy Boarding d’abord, suivis de tous les autres.

Deux escaliers mobiles permettent d’accéder à l’avion : par devant pour les passagers jusqu’au quinzième rang et par derrière pour ceux installés aux rangées suivantes. Il pleut ou il neige souvent à Genève, tel était le cas ce jour là. Heureusement que le chemin vers l’avion est court et que les escaliers sont équipés d’une capote…

A bord de l’avion

Ce vol était opéré avec un Airbus 320 immatriculé HB-JXC, un appareil âgé de 6 ans. La cabine, propre et agréable, est aménagée en une classe économique haute-densité de 180 sièges disposés en 3-3. Revêtus d’un tissu gris foncé bordé d’orange, ils sont équipés d’une petite tablette, d’une pochette de rangement, d’un crochet porte-manteau et affichent une publicité. Il est impossible d’incliner le siège, mais son assise est confortable.

L’avion est repoussé à 15h35. Les consignes de sécurité pré-enregistrées sont diffusées en français et en anglais mais la démonstration est effectuée par l’équipage lui-même. Le décollage a lieu à 15h47.

Dans le quart d’heure qui suit, un service de ventes à bord commence. Easyjet propose une offre de restauration dénommée Bistro qui est constituée de divers sandwichs, snacks et boissons chaudes ou froides. C’est également le moment de demander les produits de la Boutique : parfums, maquillages et autres articles de cadeaux sont disponibles. Les prix sont libellés en euro, en franc suisse et en livre sterling. Le règlement des achats s’effectue en espèces ou par carte bancaire et un ticket de caisse est remis au client. Ce n’était pas l’heure du repas, je n’ai donc rien acheté à manger. Mais pour satisfaire mon appétit d’avgeek, je me suis offert les maquettes au 1/200ème des A320 et A320 Neo aux couleurs d’Easyjet.

25 minutes après, le personnel passe une première fois récupérer les déchets. Une opération qui sera répétée à plusieurs reprises jusqu’à la fin de la préparation de la cabine en vue de l’atterrissage.

Pendant la descente, le commandant de bord prendra la parole pour informer les passagers des conditions météorologiques à destination, d’un long temps de roulage entre l’atterrissage et l’arrivée au point de stationnement à Amsterdam-Schiphol et enfin pour les remercier d’avoir choisi Easyjet.

L’atterrissage à Amsterdam aura lieu à 17h05, après un vol d’un peu plus d’une heure et quart, et il faudra 10 minutes pour rejoindre l’aire de débarquement. Celui-ci s’effectue sur le tarmac à l’aide d’une échelle à l’avant de l’avion et d’une autre placée à l’arrière. Une porte d’entrée dans le terminal est à proximité.

Après une longue marche à pieds pour atteindre la salle de livraison des bagages, il faut se diriger vers les écrans d’information (qui ne sont étrangement pas placés en sortie de couloir mais sur certaines colonnes qui portent le toit du bâtiment) pour connaitre le numéro du tapis où récupérer son bagage de soute.

Conclusion

La compagnie low cost délivre un produit efficace pour un vol point-à-point en Europe. Mon expérience avec Easyjet est positive grâce à un vol à l’heure, qui s’est déroulé sans encombre, dans des conditions de confort adaptées à la durée du voyage.

Toutefois la politique stricte de transport d’une seule pièce en cabine au tarif de base, qui requiert de s’attarder à choisir parmi différentes options pour emporter ce qui serait considéré ailleurs comme un accessoire, est une contrainte que j’apprécie peu.

Quelle est votre expérience à bord des vols d’Easyjet Switzerland ?

Découvrez aussi l’avis de mon compagnon de voyage Ismail à propos de ce vol, à lire sur son blog Rehleti (en arabe).

Écrire un commentaire

Participez à la conversation

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Haut