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Nouvelair : avis sur un vol Djerba → Paris (Charles de Gaulle)

Retour d’expérience sur un vol Djerba / Paris-CDG à bord d’un Airbus A320 de la compagnie tunisienne Nouvelair en classe économique.

Photo : Flying Smart CC BY 4.0

La ligne reliant l’île de Djerba au large des côtes tunisiennes et Paris la capitale française est assurée tous les jours par les vols réguliers des compagnies Nouvelair, Transavia France et Tunisair.

Nouvelair, la première compagnie aérienne privée en Tunisie, réalise jusqu’à 3 aller-retours quotidiens pendant la haute saison entre l’aéroport de Djerba-Zarzis et le terminal 3 de l’aéroport de Paris-Charles de Gaulle.

J’ai voyagé sur le vol Nouvelair BJ516 Djerba (DJE) / Paris-Roissy (CDG) du lundi 2 juillet 2018, départ prévu à 17h25 pour une arrivée à 21h25.

Une compagnie en pleine mutation

Depuis près de 30 ans, Nouvelair est un acteur incontournable du tourisme en Tunisie. Jusqu’en 2011, la compagnie opérait exclusivement des vols charters pour le compte des tour-opérateurs vendant la destination balnéaire. Le retournement de la conjoncture économique du pays après la révolution, aggravé par la désertion des touristes suite aux attentats de 2015, a forcé la compagnie à se réinventer.

Progressivement, Nouvelair se mue en transporteur hybride. La compagnie est entrée sur le marché des vols réguliers et son réseau est en expansion. Plus récemment, elle a adopté certains codes du transport low cost dans son offre commerciale pour afficher des prix d’appel agressifs, tout en maintenant une gamme tarifaire élargie et en ouvrant des points de vente en dur pour convenir à différents segments de clientèle.

Comme chez un transporteur traditionnel, le prix d’un vol Nouvelair n’est pas le même selon que le passager achète un billet aller-simple ou un billet aller-retour ou qu’il souhaite bénéficier de conditions de modification plus ou moins souples. Mais comme chez une compagnie low cost, le passager peut choisir entre un tarif avec ou sans bagage en soute tandis que la restauration est toujours payante et qu’un billet n’est jamais remboursable.

Pour ce trajet, j’ai opté pour un aller-simple vendu 56€ au tarif easy incluant la possibilité d’enregistrer 1 ou plusieurs bagages en soute – dans la limite d’un poids total de 25 kg. Souhaitant dîner à bord, j’ai également réservé à l’avance un plateau-repas pour un supplément de 7€.

A l’aéroport de Djerba-Zarzis

Nouvelair ne propose pas d’enregistrement en ligne. Un service de toute manière pas très utile pour un vol au départ de la Tunisie en l’état actuel des choses où la police aux frontières exige une carte d’embarquement imprimée aux comptoirs d’enregistrement.

Le choix du siège s’effectue pendant l’achat du billet et se modifie ultérieurement en consultant sa réservation sur le site de la compagnie, pour les passagers qui ont opté pour un tarif easy ou flex. Les passagers au tarif light se verront attribuer leur siège lors de l’enregistrement à l’aéroport.

Une fois la carte d’embarquement et la fiche de police obtenues auprès de l’agent d’enregistrement, monter au premier étage pour accéder à la salle où s’effectuent les contrôles de police, douanier puis de sûreté. Les portes d’embarquement internationales sont juste après, Nouvelair utilisant généralement celles sur la droite.

Le vol est prêt pour partir à l’heure. L’embarquement est lancé et le chemin jusqu’à l’avion stationné au large s’effectue en bus.

A bord de l’avion

Depuis le tarmac, tous les passagers montent à bord par la porte avant de l’avion.

Ce vol était opéré avec un Airbus 320 immatriculé TS-INO, un appareil âgé d’un peu plus de 10 ans. Il est aménagé avec une configuration haute-densité en tout économique de 180 sièges disposés en 3-3. Ces sièges gris sont équipés d’une tablette et s’inclinent. L’ensemble est austère mais propre, à l’exception de mon hublot 25F qui a subit les dégradations volontaires d’un précédent passager.

L’avion est repoussé aux alentours de 17h30, les consignes de sécurité sont diffusées pendant le roulage sur des écrans au plafond de la cabine, puis nous décollons à 17h42.

Un service de restauration buy on board débute 30 minutes après. Une carte des produits en vente se trouve dans la pochette du siège devant moi : des boissons chaudes ou froides, des snacks sucrés / salés ou des salades composées. Articles de marques internationales, prix en rapport. Règlement en euros et en espèces uniquement, le terminal de paiement par carte bancaire est en panne ce jour là. Les passagers sans monnaie ne mangeront pas. Je me félicite d’avoir réservé à l’avance un plateau-repas.

Mon dîner m’est servi après avoir dû le demander à l’hôtesse qui est passée un peu trop vite devant ma rangée du fond de l’avion donc en fin de service. J’avais choisi le menu sportif : l’entrée est une salade de riz au thon, le plat principal froid est constitué de 2 tranches de jambon de dinde et de 2 tranches de fromage accompagnées de carottes rappées, un gâteau aux fruits secs en dessert. Petit pain et gobelet d’eau complètent l’ensemble. Une prestation conforme à ce qui était présenté par Nouvelair sur son site.

Peu de temps après, c’est au tour de la vente des produits duty free. Le catalogue des articles de joaillerie, parfumerie, alcools, tabacs et autres se trouve dans la pochette du siège. Bon à savoir : les tarifs sont inférieurs à ceux pratiqués par les boutiques d’aéroport tant à Djerba qu’à Paris.

A propos du paiement par carte (quand il est disponible) pour les achats à bord : la vente sera facturée en dinar tunisien et le taux de change utilisé pour la conversion est particulièrement défavorable au client, et c’est sans compter les commissions supplémentaires que pourrait aussi facturer votre banque. Un problème commun à toutes les compagnies tunisiennes qui traitent avec le prestataire Hamila Duty Free.

Atterrissage à Roissy – Charles de Gaulle puis arrivée au parking à 21h25. La descente s’effectue par deux échelles, une à l’avant et une autre à l’arrière. Un bus attend en bas de l’avion pour accompagner les passagers au terminal 3.

Conclusion

Nouvelair qui s’attaque au marché du vol régulier entend cibler large avec son produit hybride, pour satisfaire le client strictement à la recherche du prix le plus bas comme celui prêt à payer des services optionnels pour agrémenter son voyage. Une opération plutôt réussie à la lumière de ce vol, de surcroît parfaitement à l’heure. La compagnie devra toutefois parfaire quelques détails si elle ne souhaite pas que des ventes à bord lui échappe tout en frustrant le passager dont la demande n’aura pu être satisfaite.

Quelle est votre expérience avec les vols de Nouvelair ?

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